Journée d'échanges sur l'éthique et les inégalités sociales en santé

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Objectifs

Organisée par Daniel Weinstock et Christine Loignon du Réseau de recherche en santé populations du Québec (RRSPQ), cette journée regroupera des acteurs issus de différents milieux dans un cadre convivial et décontracté. Cette journée fournira une opportunité d'échange et de réflexion collective sur les inégalités sociales en santé. En réunissant des chercheurs, représentants des milieux communautaires, étudiants, professionnels de la santé et divers représentants d'instances décisionnelles, le but poursuivi est de se pencher sur les préoccupations éthiques qui entourent de telles inégalités. Par exemple, est-ce que certaines de ces inégalités ayant une incidence sur la santé (ex.: celles liées à une distribution inégale de ressources telles le logement, le revenu, l'éducation) se doivent d'être considérées de manière prioritaire ou, encore devrions-nous chercher à agir prioritairement sur les inégalités pour lesquelles des connaissances empiriques probantes nous sont connues?

En matinée, un échange se tiendra avec des invités afin de faire émerger des pistes de réflexion en vue d’ un « World Café » qui se tiendra en après-midi. Un « World Café » est une activité de partage au cours de laquelle, en compagnie de participants issus de différents milieux, vous aurez à vous prononcer collectivement et à prendre position sur différentes questions qui vous seront adressées. Dans un tel cadre convivial, nous espérons ainsi faire émerger de nouvelles préoccupations et pistes d’action à prioriser afin de contribuer à la réduction des inégalités sociales de santé au sein de la population québécoise.

Date et heure

27 avril 2017, 10h à 16h (un dîner sera fourni)

Lieu

Carrefour d’innovation INGO (École de technologie supérieure), Salle I-408, 355 rue Peel, Montréal H3C 2G9

Panelistes

  • Agnès Berthelot-Raffard est Professeure-adjointe à l'Université d'Ottawa (Institut d'études féministes et de genre). L'une de ses recherches porte sur les inégalités sociales de santé vécues par les femmes racisées. Dans le cadre de sa thèse de doctorat, elle s'était intéressée aux impacts des politiques de prise en charge des personnes âgées et handicapées sur les aidants informels ce qui l'avait conduit ensuite à se questionner plus spécifiquement sur les enjeux relatifs à la santé des femmes proches-aidantes. Au plan pratique, elle a aussi occupé les fonctions de coordinatrice du Comité d'éthique de la recherche de l'Agence de Santé et des Services Sociaux de Montréal en 2014-2015 où elle a, en plus de ses fonctions administratives, assuré un rôle de conseillère en éthique auprès des chercheur.e.s de la Direction de santé publique de Montréal avant la transformation du réseau (Loi 10 de 2015). Passionnée par la santé publique, elle dispense avec bonheur le cours d'éthique dans le cadre du stage en santé communautaire proposé aux étudiant.e.s en médecine de l'Université de Montréal.
     
  • James Hughes possède une formation académique en droit. Depuis plus de 15 ans, il s’implique activement dans la gestion et le leadership de différentes organisations à caractère social. Il est actuellement un Fellow à la Fondation McConnell à Montréal. Antérieurement, il a été président de la Fondation Graham Boeckh, une organisation philanthropique privée canadienne soutenant des initiatives en santé mentale. Il a été aussi sous-ministre du département de développement social au Nouveau-Brunswick ainsi que directeur de la Mission Old Brewery, une ressource montréalaise offrant des services aux personnes en contexte d’itinérance. Son livre, Early Intervention, au sujet d'une meilleure façon à organiser les systèmes de santé et services sociaux, a été publié en 2015 (Les Éditions James Lorimer).
     
  • Patricia Montambault est diplômée à la maîtrise en anthropologie de l’Université Laval depuis 2005. Elle est agente de recherche à la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador (CSSSPNQL) depuis 2008. Elle a entre autres collaboré à la mise à jour du Protocole de la recherche des Premières Nations au Québec et au Labrador (APNQL, 2014) et a réalisé différents projets d’évaluation. Elle assure actuellement l’évaluation des effets de l’Entente entre la CSSSPNQL et Avenir d’enfants ainsi que l’évaluation des effets de l’implantation du Cadre d’accompagnement des communautés et des organisations des Premières Nations au Québec et ce, jusqu’en mars 2018.
     
  • Alain Poirier est vice-président à la valorisation scientifique et aux communications, à l’Institut national de santé publique du Québec. Son mandat regroupe, entre autres, le domaine des politiques publiques, les stratégies de communication en santé et les partenariats avec les milieux de la recherche et des universités. Dr Poirier a été directeur national de santé publique et sous-ministre adjoint à la Direction générale de la santé publique au ministère de la Santé et des Services sociaux pendant 10 ans. Auparavant, il a rempli divers postes de direction en santé publique autant au niveau régional que national. Il collabore aussi à des missions de consultation et d'enseignement en santé internationale avec l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l'Union internationale de promotion de la santé et d'éducation pour la santé (UIPES). Il a aussi utilisé ses savoirs en promotion de la santé publique au sein de divers médias écrits, radiophoniques et télévisuels. Alain Poirier est docteur en médecine, diplômé de l'Université de Sherbrooke en 1981, c’est un spécialiste en médecine interne et en santé communautaire.
     

  • Mylène Riva est professeure adjointe, nommée conjointement à l'Institut des politiques sociales et de la santé ainsi qu’au Département de géographie de l’université McGill. Elle est chercheure-boursière Junior 1 aux Fonds de recherche du Québec - Santé. Mylène s'intéresse aux déterminants socio-environnementaux de la santé et du bien-être des peuples autochtones. Ses recherches actuelles portent sur: les liens entre les conditions de logement et les interventions de logement, la santé et le bien-être dans l’Arctique; les conditions communautaires et la santé dans les milieux nordiques; les impacts sociaux et sanitaires du développement minier. Mylène a reçu un doctorat en santé publique et en promotion de la santé de l'Université de Montréal. Elle était post-doctorante en géographie de la santé à l'université de Durham au Royaume-Uni et a reçu une bourse postdoctorale Banting à l'Université Laval.

Inscriptions

Les places sont limitées. L’événement compte déjà plus de 40 inscriptions.

Si vous êtes intéressé et voulez participer, svp veuillez contacter Gabriella Kranz: admin-rrspq.ihsp@mcgill.ca ou Jacinthe Brisson : jacinthe.brisson@usherbrooke.ca